Kisangani en province orientale, l’intense production des graviers, sables et limonites dans les carrières qui entourent la ville de Kisangani, pour ravitailler les différents chantiers, dévaste les terrains au mépris de environnement.
Des terrains dévastés par des grands ravins, des palmiers et arbustes ravagés, l’on assiste ici à la création des vastes vallées et savanes artificielles. Simisimi l’un des sites d’exploitation de ces matériaux essentiels pour la construction, compte plusieurs dizaines de carrières. Sous un soleil accablant, des jeunes (communément appelés boulonneurs) torses nus, visiblement virils fort motivés, passent des journées entières dans ces carrières pour creuser et laver les limonites. Au Pk 8 route simi-simi deux carrières sont cote à cote. Ici, l’apparence environnementale fait croire que nous étions dans une zone ravagée par les éléphants. Plus aucun arbre n’est visible tout est par terre. Seules les hautes herbes résistent à ce ravage. « À force de creuser le sol se fragilise les arbres et palmiers cèdent de soi », déclare Robert creuser.
Commerce payant
Depuis l’ouverture de la ville de Kisangani au marché de l’Est, l’on assiste à l’émergence d’une classe moyenne. Constituée essentiellement des commerçants, parmi eux beaucoup investissent dans l’hôtellerie et d’autres construisent des maisons d’habitation. Ces constructions presque généralisées dans tous les coins et recoins de la ville de Kisangani, nécessitent des quantités croissantes de matériaux. Chaque jour, plusieurs dizaines des camions bennes prennent d’assaut ces différents sites d’exploitation des graviers pour ravitailler ces chantiers des constructions qui naissent dans la ville. « Nous recevons pas moins de 5 camions par jour qui viennent acheter des graviers, limonites ou sables », témoigne un exploitant. Le prix d’un m3 du sable ou de graviers coute 8 dollars. Certains constructeurs louent la production d’une carrière pendant un ou deux mois pour fournir ces chantiers. « J’ai un contrat pour fournir 300m3 des sables à un chantier sur la route Bangboka », précise Freddy exploitant.
Travail casant
Obtenir du gravier ou du sable est un fruit d’un dur labeur. La tâche n’est pas facile. Pioches, bêches, houes à la main, les creuser passent des heures et des heures entrain de creuser la limonite. Avant de l’amener dans un cours d’eau à l’aide des brouettes pour séparer l’agile au sable et le sable aux graviers. « Nos mains sont devenues très dures comme des roches nous sommes obligés de creuser au moins 10m3 par jour pour faire face aux demandes »,témoigne Vicky creuser 17 ans. La plus part de ces cruiseurs, se disent satisfait du revenu qu’ils obtiennent après le travail. Et grâce à ceci, beaucoup parviennent à prendre en charge leurs familles.